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Medley Blind Test sur le Radioblog
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jusqu'à lundi 14h00)
De toutes les grandes et monstrueuses figures classiques auxquelles un culte intense et durable est happyfewiquement nourri, Lon Chaney est sans doute le plus « confidentiel » aujourd'hui – et donc le plus jalousement protégé.





Considéré comme un court décalque de La Femme Infidèle (impression fatalement accentuée par le même couple-titre mais plus largement par le contexte général*) et tenu par une poignée pour le dernier chef d'œuvre pompidolien de son auteur (et des deux assertions seule la seconde offre un vif écho à nos oreilles, la première se méprenant plutôt sur le principe musical de « variation » !), Juste Avant la Nuit peine parfois à jouir d'une légitime notoriété, la faute sans doute aux conditions pour le moins bouchetrouesques de sa production (le film fut entrepris en catastrophe (et sans apparent enthousiasme préalable) la faute au report soudain et inattendu du tournage de La Décade Prodigieuse). Et à cette durable, donc, comparaison avec le chef d'oeuvre de 68 (qui bien qu'antérieur, semble d'ailleurs plus « installé » dans son époque (et ses clichés)) !
Bien sûr, bien avant que le WTC ne collapse, Kennedy s'était fait éparpiller la cervelle jusque sur le tailleur bonbon de sa Jackie... et l'imaginaire amerloque était déjà bien infusé de conspiration en tous genres. Difficile d'alléger la sauce tandis qu'on confiait les clés de la baraque étoilée au watergarteux Rickie Nixon, qu'on s'embourbait dans l'Nam ou qu'on mettait fissa en doute la véracité lunaire de cosmonautes avides de pas, petits ou grands.

Un thriller techno-parano pré-9/11 peut-il encore tenir la rampe ?
S 'il est, de toute prime abord, l'occasion de confirmer que depuis Jack Burton, toutes les BO de Carpenter sont franchement dégueulasses* (alors qu'avant, mazette !, y'avait du sacrément bon** !), Vampires estomaque vite dans sa jubilatoire cohérence du mauvais goût – et à ce titre, il nous faudra le concéder, la musique s'avère fichtrement en phase avec l'intention.
Authentique madeleine cinéphilique pour tous les genreux de ce côté-ci de l'univers, indiscutable jalon du film d'action consciemment politisé (d'autres suivront chez Big John !), parfaite pépite soufflant le chaud ironique et le froid pessimiste, jouissif western délocalisé, émouvante naissance d'un (anti-) héros (Snake Plissken, renommé Hyena en Italie ?!), géniteur involontaire d'une descendance aussi débile que chaleureusement sympatique (tout le courant post-nuke latin), ...
Si nous devions radoter, enclin dont il faudra raisonnablement nous suspecter, ivres de nos propres antiennes et enfumés de nos complaisants tics que parfois nous sommes, nous annonerions, ici et maintenant, en opportun préambule, que Woody et Abel ne fréquentent décidément pas le même New York – à tout le moins le font-ils à des heures fort éloignées...
Fut un temps où Ferris Bueller passait une folle journée et Paul Hackett une nuit de barge – l'un à Chicago l'autre à New York.
RATATAT Classics (2006)






Étrange machin que cette Maison de L'Exorcisme.
C'est faire preuve d'un paresseux euphémisme que de considérer L'Arme à Gauche comme un titre mineur dans la filmo du père Sautet. Prompte paresse, contagieuse et désastreuse, occasionnant d'ailleurs un triste vide critique puisque négligeant volontiers la brève « première manière » du réalisateur, celle des petits films noirs N&B pourtant intenses et assez inédits dans leur tonalité. Certes le peu de succès de ses premières tentatives n'encouragea pas le garçon à cigares à franchement persévérer dans la sombre et fétichisante direction (il retournera à ses activités alors louées d'efficace script-doctor à la française (de « ressemeleur », comme le nommera Truffaut), dépatouillant Rappeneau, de Broca et une grosse poignée d'autres avant de trouver sa propre voie avec les dabadiennes Choses de la Vie) mais tout n'était pas, loin s'en faut, à renier dans ce mood inaugural.
Je n'ai jamais vu la version originale de La Maison des Otages (Wyler, 55) – Bogey ou pas, on dit le film paresseux. Sinon pire.
Je ne saurais plus vous dire ce qui me fit, en son temps, voir L'Irlandais. Car vers 16 ans, oui, 17 peut-être même, je le vis.



Marshall (Dog Soldiers, The Descent) avait visiblement une telle soif d'hommages qu'un simple remake ne pouvait le satisfaire – comme JF Richet et son Assaut sur le Central 13, d'honnête mémoire (n'en déplaise à Krap' !). Il lui fallait une trame lui permettant de saluer et clindoeiller un à un et tour à tour (au risque d'une audacieuse (ridicule ?) cohabitation de genres).
Dans sa chronique lors de la sortie ciné, Vincent Avenel de Critikat.com pointait* que Volt était "un peu le croisement entre The Truman Show et Les Indestructibles – les recettes qui ont fait le charme de ce dernier film étant d’ailleurs pleinement utilisées. Ton cartoonesque, univers visuel stylisé très proche du film de Brad Bird… Mais n’est pas Pixar qui veut. De prime abord, les personnages sont bien écrits, prometteurs : le super-chien qui ignore qu’il n’a aucun pouvoir, la chatte des rues qui s’est construit une mafia de pigeons basée sur le deal « tu me nourris / je ne te mange pas », le hamster hyperactif téléphage… Mais là où Pixar parvient toujours à insuffler une humanité étonnante à ses protagonistes, Disney retombe vite dans la caricature. Volt devra comprendre qu’il est bon d’être normal, et pas seulement d’être un super chien ; la chatte Mittens va avouer que tout ce qui la tente, c’est la vie normale d’un chat domestiqué ; quant à Rhino le hamster, son côté absurde laissera bien vite place à une exaltation des valeurs de la famille et de l’amitié…".
Tandis qu'on milleniumise à fond les ballons, qu'on toualaïte à peine moins, il est un grand petit film qui fait s'embrasser une scandinavitude à nulle autre pareille et une relecture toute contemporaine du mythe vampire qu'on semble avoir déjà oublié cinq mois après sa sortie française (déjà en retard d'un an sur le reste du monde !). Pire: vous ignoriez son existence, personne ne vous ayant vendu et revendu l'affaire, ni la liste des best-sellers de L'Express (d'ailleurs pas un éditeur français n'a cru bon de traduire Lindqvist !) ni le Top Three de Canal +, trop occupés à vous parler de ce que vous connaissez déjà ou devrez connaître à force de matraquage...


Ainsi, à dix ans d'écart, Geneviève Bujold devait donc se trouver mêlée à deux cauchemars chirurgicaux...
Difficile de saisir pourquoi les distributeurs français tardèrent tant (3 ans presque !) à proposer la nouvelle et anxiogène techno-réflexion de Michael Crichton, authentique chaînon manquant entre les grands spectacles paranoïaques 70's (type Soleil Vert ou Rollerball), le fétichisme 80's de quelques esprits bienheureusement tordus (façon dePalma ou Cronenberg, qu'il préfigure presque (au moins Dead Zone et Videodrome)) et la prise de pouls techno-contemporaine (genre Tron). Ainsi après son parc d'attraction cybernétique décadent (in Mondwest), l'auteur se penche sur le cas de la publicité et de la propagande qu'il nourrit ici de subliminal et d'hypnose, qu'il soutient par l'imagerie de synthèse naissante et manipulatrice, et qu'il dénonce avec un certain sens visuel (l'ouverture du film et le tunnel explicatif central sont assez grisant plastiquement).
Ou comment, 67 ans après Blanche Neige, l'aventure du dessin animé en 2D made in Disney, sortit par la petite porte... Engrangeant en France six fois moins que (le pourtant faiblard) Frère des Ours et seize fois moins que Nemo, ce titre hybride, plastiquement et philosophiquement paumé (en rupture avec l'ambition de prods telles La Planète au Trésor ou Atlantide, définitivement plus en prise avec les grandes heures 89-98 (la décennie du réveil après la traversée du désert des 80's), la Maison Mickey tente de recoller à l'honorable mood en cours chez Kuzco (pompant sévère les cartoons hystéros et post-modernes de Chuck Jones et Tex Avery)) lorgne tous azimuts, post-modernisant un max façon Shrek, hystérisant sans cesse à la mode Age de Glace et surmultipliant les pastiches spaghettis brodés de références ouésterneuses. Outre ce confus positionnement, l'affaire ne brille ni par sa partition (Menken dans un mauvais jour) ni par son rythme hasardeux. Seuls les fondamentaux disneyens font tenir la baraque un tant soit peu debout: vilain de légende (le yodler rouquemoute Alameda Slim que campe en VO le souvent impayable Randy Quaid) et sous-fifres drôlement incompétents (les frères Trouillards), seconds couteaux efficaces (Jeb le bouc, Buck le ch'val et Wesley, vil équivalent du fumier cocher de Pinocchio (tenu par le culte Steve Buscemi))... et épars moments de bravoure (générique, bagarre au saloon, poursuite dans la mine)...
C'est au tour de l'enthousiaste Sonic Eric de se plier à l'exercice de la critique chez autrui. Après Coolbeans, Vincent, Krapulax et Tepepa, le voici qui nous entretient succinctement de Sideways, tandis qu'il sortait tout juste d'une salle rochelaise. Le texte n'a pas été corrigé ni nuancé depuis, pourtant l'auteur semble avoir un peu bougé en regard de la production. Hélas il n'a pas eu le temps ou le courage de réévaluer l'affaire, la suspectant cependant supérieure à son avis à chaud... Louons d'un même élan dés lors son honnêteté et le risque approximatif encouru, mes frères...